Demandez le lien de DPAMsur le 2ème article.oJust an Indian Summer.NachsommerExpression utilisée pour désigner métaphoriquement un renouveau inattendu ou tardif.Définition: « Période de temps ensoleillé et radouci. »ooo•••ooooooooooVous me connaissez peut être par ma fiction DPAM et vous voici dans l'aéroport menant à tous mes One shots. Comme Tom & Bill, asseyez vous et choisissez votre destination. Ça ne vous coûtera rien du tout, le billet est gratuit dans ma compagnie. Je vous souhaite bon voyage, tout simplementooo

Demandez le lien de DPAMsur le 2ème article.oJust an Indian Summer.NachsommerExpression utilisée pour désigner métaphoriquement un renouveau inattendu ou tardif.Définition: « Période de temps ensoleillé et radouci. »ooo•••ooooooooooVous me connaissez peut être par ma fiction DPAM et  vous voici dans l'aéroport menant à tous mes One shots. Comme Tom & Bill, asseyez vous et choisissez votre destination. Ça ne vous coûtera rien du tout, le billet est gratuit dans ma compagnie. Je vous souhaite bon voyage, tout simplementooo



•••ooooooooooooooooooo Mes OS mettrons en scène Tom & Bill Kaulitzooooooooooooooooooo •••
•••ooooooooooooooooooo Il n'y a qu'eux qui m'inspirent, qui me passionnentooooooooooooooooooo •••
•••ooooooooooooooooooo Surtout Tom, il est ce qu'on peut appeler « muse »ooooooooooooooooooo •••
•••ooooooooooooooooo Certes, on dit ça pour les poètes, mais j'aime ce mot.ooooooooooooooooo •••
•••ooooooooooooooooTom Kaulitz, qu'il ait des dreadlocks ou des tresses, oooooooooooooooo•••
•••ooooooooooooooooooJ'aime tout ce qui fait de lui l'homme qu'il est.oooooooooooooooooo•••
•••oooooooooooooooooGrâce à lui j'imagine tant de choses, oooooooooooooooooo•••
•••oooooooooooooooodes choses tellement Tom.ooooooooooooooo•••






Liste des destinations:


oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooPremière Destination oooooooooooooooo

ooooo Bill, un étudiant qui n'a plus cours pendant la période de Noël, s'ennuie comme un rat mort. Sa mère lui trouve un job dans le centre commercial où elle travaille. Bill aura l'agréable surprise de rencontrer son fantasme en chair et en os.










oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooDeuxième Destination oooooooooooooooo

ooooo Tom Kaulitz se sent seul, vraiment très seul. Tout ça parce que son grand frère Bill a déserté la maison quelques années plus tôt en l'oubliant totalement. Il espère avoir de ses nouvelles chaque jour que la vie fait, ne perdant jamais espoir. Tout s'écroule le jour où Bill réapparait, apportant un tas d'emmerdes immense dans la vie de son petit frère.




oooo Je tiens à préciser certaines choses pour cet OS:
Je l'ai écrit suite à un défi lancé par mon Simba. Elle trouve que j'écris plus souvent du "guimauve" que du "trash". Elle m'a donc demandé d'écrire quelque chose de plutôt triste et dur. Et encore, je n'ai pas respecté tout puisqu'elle voulait du "beaucoup plus dur", genre gore et tout. Mais je ne suis pas du tout à l'aise avec ce genre de thème, c'est pour ça peut-être qu'il est moins bien que les autres... Ou peut-être moins bien tourné... Bref, je n'en suis pas satisfaite et je comprendrai que vous aussi.





oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooTroisième Destination oooooooooooooooo

ooooo Bill Kaulitz est un jeune producteur de vingt-deux ans. Un soir, son patron le force à aller voir un groupe de jeunes garçons à une fête de collège. Peu réjoui, il y va à reculons, se ravisant vite devant le talent qu'il trouve en ces jeunes. Contrat & histoires compliquées vont alors faire leurs apparitions dans les petites vies rangées de chacun d'eux.










oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooQuatrième Destination oooooooooooooooo

ooooo Un adolescent, fan d'une star de la musique, va finalement réaliser son rêve en la rencontrant. Il n'est pas au bout de ses surprises.










oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooCinquième Destination oooooooooooooooo

ooooo Célébrité, Tokio Hotel, histoires compliquées, problèmes & bien d'autres choses rythmant une vie hors du commun. Vie hors du commun ? Oui, mais Tom & Bill Kaulitz ne sont pas si heureureux qu'il y parait.


••• La vraie Vie de Tom & Bill Kaulitz •••.

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5





oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooSixième Destination oooooooooooooooooo

ooooo Entrez dans la vie de Tom, un étudiant rejeté à qui la vie n'a pas souri.







oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooSeptième Destination ooooooooooooooooo

ooooo Un train, une rencontre pendant un voyage à travers la France.











Liste des vols en attente:


- Décision de merde - Deuxième partie.


- Les mioches, c'est utile parfois.


- Bienvenue à l'Eglise


- Une idée spéciale qui vient de germer dans mon esprit, j'espere qu'elle vous plaira.


- Ecrit en collaboration avec Amélie.







••• ••• •••



Liste de prévention par commentaires.








Si je vois que la prévention est un acte en gros "à sens unique" pour certaines, je ne les préviendrai pas. J'aimerai que vous laissiez vos avis. Pas de commentaires, pas de prévention...



••• ••• •••




Pas de pubs
Demandez le lien de ma fiction DPAM
sur le deuxième article et pas ici, merci.

# Posté le mercredi 25 mars 2009 15:45

Modifié le lundi 16 novembre 2009 04:09

oC'est ici que vous pouvez demander oooooooooooooooooo Le lien pour ma fiction DPAM. o

oC'est ici que vous pouvez demander oooooooooooooooooo Le lien pour ma fiction DPAM. o
Couleurs retouchées par moi juste pour mon blog...







•• Ca me fait de la peine de voir les fans souffrir à cause des groupies••
T.Kaulitz






Réponse à Line :
oooTu as bien compris, mon blog où se trouvait ma fiction a été supprimé. Pour être exacte, il a été désactivé, deux fois d'ailleurs. Deux fois en un mois. J'ai bien sûr pensé à skyrock , qui en faisant des "scans" aurait trouvé mon blog, mais dès que j'ai refait le nouveau (le deuxième), quelques jours plus tard, il était aussi zappé. Je pense que c'est un visiteur contre le thème de mon blog qui l'a signalé en retrouvant mon lien.
oooJ'ai donc recréé un troisième blog. J'avais sauvegardé toutes mes mises en pages, c'etait rapide à refaire, sinon, crois-moi, je n'aurais jamais republié ma fiction.
ooo Il n'y a pas de lien parce que je ne le donne qu'aux personnes me laissant leur blog. D'une part, je peux facilement retrouver toutes celles qui me l'ont demandé puisque j'ai mis leur blog dans les favoris de mon ordinateur. Et d'autre part, je peux garder un oeil sur toutes celles qui me lisent. Si les désactivations recommencent, je mènerai ma petite enquète étant assez douée en informatique !
oooVoilà, j'espère que j'ai répondu à tes questions.




oooSi vous n'avez toujours pas le lien de mon nouveau blog pour DPAM, demandez-le moi.
Autre chose, vous êtes plusieurs à l'avoir perdu me demandant encore une fois de leur donner. Vous êtes plus de 250 à m'avoir laissé un commentaire pour ce lien. Imaginez si tout le monde le perd, je ne suis pas sortie de l'auberge. Alors, s'il vous plait, conservez-le.








••• N'oubliez pas d'aller sur le sommaire pour trouver le résumé de chacun de mes OS •••


Je n'accepte pas les pubs.

# Posté le mercredi 06 mai 2009 14:13

Modifié le lundi 16 novembre 2009 04:14

o

o



ooooooooooooooooooDébut décembre, il fait de plus en plus froid. Mes semaines de cours sont allégées, ce dernier mois de l'année doit nous servir de période de révision. Je suis en troisième année de biotechnologie et économie de l'entreprise, nom barbare je le conçois mais c'est très intéressant, alliant biologie et technique de l'entreprise. Cependant, les grèves de l'an passé ont fait paniquer les profs ce qui fait qu'ils ont mis tous nos cours en début de semestre. J'avais presque trente cinq heures par semaine, à la FAC c'est hallucinant. Ce qui fait que je n'ai plus de cours de tout le mois de décembre. Je devrais préparer mes examens qui sont prévus pour janvier mais je n'ai vraiment pas envie. Pour l'instant, la télévision est ma meilleure amie, je reste avec elle du matin au soir.



oooo- Mon chéri, j'ai une bonne nouvelle pour toi ! Adieu la flemmardise, bonjour ton nouveau travail !
oooo- Maman, je n'ai pas envie de travailler moi
oooo- Tu n'as pas le choix,
me coupe-t-elle. Tu es attendu demain matin au centre commercial pour ta première journée, debout sept heures.



ooooooooooooooooooEt merde, sept heures ? C'est quoi l'arnaque ? Je n'ai rien à dire de toute façon, elle a raison. Je ne peux pas rester sur ce canapé vingt quatre heures sur vingt quatre. Si je peux être utile quelque part.

•••

ooooooooooooooooooFoutu réveil. Ca faisait longtemps qu'il n'avait pas sonné si tôt. Enfin, pas si longtemps que ça, mais ça fait une semaine que je me lève très tard, je m'habitue vite à ce genre de rythme. J'étire mes membres et me mets debout avec difficultés. Je tâtonne jusqu'à la salle de bain. Une bonne douche froide me fera le plus grand bien. C'est vite dit, je me retrouve bleu, mais c'est vrai que mon cerveau est réveillé. Séance habillage et coiffage rapide. Pas besoin de me faire beau, je risque de me retrouver dans la réserve avec mes amies les particules de poussière. Ma descente vers la cuisine me paraît interminable. Lorsque j'entre, le regard de mes parents me donne envie de retourner me coucher. Mon père a un sourire en coin et ma mère éclate littéralement de rire en voyant ma tête déconfite. Je commence vraiment à avoir peur, qu'est ce qu'il va m'arriver là bas ? Ma mère me sert mon café et quelques tartines. J'ai du mal à tout avaler. Le stress s'empare de moi. Je suis dans le même état qu'avant mes examens, et tout ça à cause de mes parents. Je ne suis pas de cette famille, ce n'est pas possible. Dès que mon dernier petit bout de pain se trouve dans mon estomac, ma mère m'ordonne de me dépêcher de prendre mes affaires pour partir avec ce même sourire narquois sur le visage. Parfois je hais ma mère. Elle a le don de me mettre dans des situations ridicules. C'est pour ça qu'en ce moment même, je crains pour ma vie. Je m'enfonce le plus possible dans le siège côté passager. Ma mère bosse au centre commercial, elle organise la galerie et gère tous les problèmes. C'est grâce à elle si j'ai trouvé ce petit boulot. J'ai dit « grâce » ? J'aurais dû dire « à cause de » !



oooo- Aller mon poussin, ça va être bien, dit-elle pour me rassurer.
oooo- J'espère.



ooooooooooooooooooNous arrivons vite au centre. Elle m'indique brièvement où je dois me rendre et s'en va après m'avoir donné un bisou et claqué les fesses. Heureusement que nous sommes seuls dans cette galerie, la honte. A vingt ans je me fais encore tripoter les fesses par ma mère. Va falloir que je l'informe que je n'ai plus dix ans. Avant de tourner au loin, elle me lance un « bonne chance ». Son rire raisonne encore dans ce grand hall. Pourquoi aurais-je besoin de chance ? Ils ne vont pas me torturer tout de même.

ooooooooooooooooooJe me dirige vers l'endroit que m'a indiqué ma mère. Je frappe et me retrouve vite dans un bureau assailli par les informations concernant mon futur boulot. « Papier cadeau, aide » J'assimile quelques indications, bon sang, pourquoi parle-t-il si vite. « Costume, Croix Rouge, lutin ». Lutin ? L'homme me tend une clef, celle-ci ouvre un vestiaire où je pourrai trouver ce fameux costume de lutin. Espérons qu'il est potable. Je trouve facilement mon casier ainsi que les affaires que je vais devoir mettre. Je déplie les vêtements et manque de m'étouffer.



oooo- Nan, j'hallucine, dis-je tout haut.



ooooooooooooooooooCa, pour halluciner, j'hallucine. Mes yeux pourraient presque sortir de leurs orbites. Je ne vais pas mettre ça ! C'est une blague ? Putain, je comprends pourquoi mes parents rigolaient comme des petits fous ce matin. Elle était au courant ! Ca va être sa fête ce soir croyez-moi. Je regarde avec dédain le premier vêtement que je vais devoir enfiler. Après quelques minutes d'observations, je me décide à me déshabiller. J'imaginais que si je le fixais du regard intensément il allait devenir beau rien que par la force de ma pensée mais visiblement, je suis nul. Je suis enfin en boxer, prêt à mettre ces guenilles mais mon portable me coupe dans mon élan, pas très élancé d'ailleurs.



oooo- Alors mon chou ? Tu aimes ton nouveau travail ?
oooo- Traitresse ! Ce soir tu va subir le châtiment suprême pour m'avoir fait mettre ça !
oooo- Tu as enfilé le costume ?
oooo- Nan, j'ai pas le courage de mettre de telles horreurs sur mon sublime corps.
oooo- Mon pauvre, n'oublie pas que c'est pour la Croix Rouge.




ooooooooooooooooooElle rigole encore une fois et raccroche me laissant d'après elle « me concentrer pour m'habiller ». C'est officiel, je hais ma mère. J'éteins mon portable et le balance dans le fond de mon sac en compagnie de mes autres affaires. Résigné, j'attrape l'objet de mes malheurs et passe mes petites jambes dedans. Bon sang, mais qui a pu créer un truc d'une telle laideur ? Je me retourne vers le miroir, mon reflet me ferait limite peur. Moi Bill Kaulitz, je suis vêtu d'un collant rayé, rouge et blanc. Jamais je n'aurais cru ça possible. J'adore les belles fringues alors mettre un truc pareil me ferait presque vomir. J'attrape le sous pull identique aux collants et passe ma tête dedans. Le résultat est atroce. On dirait, euh, on dirait quoi d'ailleurs ? Je n'ai jamais rien vu d'aussi laid et ridicule. Je reste figé, je ne vais jamais pouvoir sortir comme ça. Surtout que ce centre commercial est le plus fréquenté de la ville. Je crois que je vais faire un blocage. Si des gens me voient, je vais mourir de honte.

ooooooooooooooooooLe tic tac de la pendule me rappelle à l'ordre, je n'ai plus le temps de tergiverser, il faut que je m'habille. Motivons-nous en pensant à la Croix Rouge. Je passe à la va vite le short marron, le pull vert et accroche mes bretelles. A bas la Croix Rouge, je ne peux pas sortir ainsi. Ca va à l'encontre de mes principes en matière de mode. Là, ça n'a rien d'élégant, rien de mignon, c'est juste atrocement ridicule. Les collants me moulent beaucoup trop et le short est trop grand. On dirait que j'ai des coton tiges à la place des jambes. En même temps, j'aurais paniqué si mes gambettes ressemblaient à des jambonneaux. Bref, oublions le jambon pour l'instant. Il faut plutôt que je me motive à mettre le chapeau et les chaussures à clochettes. Mais, qu'ai-je fait de mal pour être puni aussi attrocement ? Finalement j'attrape violemment le chapeau et le visse sur ma tête. Bien sur, les clochettes retentissent lorsque je fais le moindre mouvement. J'ai envie d'hurler ou de pendre celui qui a créé ce costume. Après avoir enfilé les chaussures, j'essaie de courir le plus vite possible pour rejoindre le poste. Je dis bien le plus vite « possible », avec le bruit que je fais, mon cerveau panique et je m'auto stoppe. Même mon inconscient hait ce costume, ce n'est pas de ma faute. Je marche comme sur des ½ufs mais rien n'y fait, on m'entend à quinze kilomètres à la ronde. Franchement, je ne suis pas le lutin du Père Noël, seulement un abruti qui a l'air complètement con. J'arrive à l'endroit stratégique, là où je vais être humilié pendant plus d'un mois. Pitié, au pire, on peut s'arranger, je ne mets pas le costume mais je fais quand même les paquets ? Un autre lutin s'approche. Ca me rassure, nous allons être deux dans la même galère, deux à être affreusement ridicules. Il a l'air aussi heureux que moi d'être là. Un homme arrive de nulle part et commence ses explications. Nous allons devoir faire les paquets cadeaux pour les gens, ça j'étais déjà au courant, il faudrait peut être qu'ils se parlent entre eux dans ce centre. « Assister le Père Noël et les enfants »..



oooo- le Père Noël ??? dis-je complètement excité.
oooo- Oui, il y a une animation photo pour les enfants tous les après midis.
oooo- Moi aussi je vais le voir ??
oooo- Oui, vous devez attirer les gens pour qu'ils prennent des photos.




ooooooooooooooooooIl continue ses explications mais je n'écoute plus. Je suis totalement déconnecté. Je vais voir le Père Noël, je vais l'approcher. Bon Dieu. Si je suis aussi enthousiaste de le rencontrer, ce n'est pas parce que j'y crois encore, loin de là. Je suis beaucoup moins sage que ça. L'idée que je me fais du Père Noël n'est pas très très catholique, rien à voir avec la pensée d'un enfant. Pour moi, il n'est pas celui qui apporte les jouets si nous avons été sages, il est seulement mon fantasme, celui qui me fais rêver. J'aime son costume, j'imagine ce qui se cache en dessous, un corps si parfait que personne ne pourrait y accéder. Dingue n'est ce pas ? Non, juste fascinant. Pour la plus part des gens, le Père Noël est vieux, barbe et cheveux blancs, gros ventre et grosse voix. Pas pour moi. Il est parfait, il est mon idéal depuis mon adolescence. J'ai découvert ma sexualité grâce à lui, du moins, grâce à un film pornographique gay le mettant en scène. Depuis ce jour, je rêve qu'il me fasse l'amour, j'imagine tous les scenarii possibles. Je sautille sur place me remémorant le film. L'homme et le deuxième lutin me regardent bizarrement, visiblement, je leur fais peur. Il va falloir que je me tienne à carreaux et que j'arrête ma danse de la joie immédiatement. Imaginez un lutin ridicule bouger sur une musique imaginaire. Vous visualisez ? Et bien c'est moi. Finalement je réalise que l'homme est parti et que l'autre lutin me regarde l'air affligé.



oooo- Excuse-moi, pourquoi tu as l'air si heureux ? Tu aimes ce costume ?



ooooooooooooooooooJe rigole en faisant « non » de la tête et lui tends la main pour le saluer.



oooo- Bill, et t'inquiète pas, je ne suis pas fou.
oooo- Ca me rassure. Moi c'est Georg.




ooooooooooooooooooIl grimace en tirant sur son collant.



oooo- Putain j'suis ultra serré la dedans.
oooo- Pareil pour moi.
oooo- Ouais mais tes jambes sont moins grosses que les miennes !
oooo- Personnellement, je trouve que ça te va à ravir.




ooooooooooooooooooIl grogne en me tirant la langue. Je sens qu'on va bien rire tous les deux. Je regarde l'heure et constate que le centre ouvre dans cinq minutes. La panique s'empare de moi. Putain, si mes amis passent par la, je suis mort. Georg comprend ce qu'il se passe et tire nerveusement sur ses bretelles. J'aurais presque envie de rire tellement ce mec est ridicule mais le tintement des clochettes sur ma petite tête me rappelle vite que je suis exactement dans la même situation. Je le regarde une dernière fois avant de voir les portes d'entrée s'ouvrir. Quelques personnes les traversent mais il n'y a pas la foule. Il faut dire qu'il n'est que neuf heures. De temps en temps, j'entends Georg pester contre le costume, jurant contre les bretelles trop lourdes ou l'hideux collant.



oooo- T'en as encore pour un mois, n'oublie pas.



•••

ooooooooooooooooooNous avons fait plusieurs paquets, les gens sont plutôt sympathiques et nous laissent beaucoup de dons. A quelques mètres, j'aperçois une petite dame portant un gros paquet avec beaucoup de mal. J'informe Georg que je pars en mission aide humanitaire et me dirige vers elle. A sa hauteur je lui propose mes services qu'elle s'empresse d'accepter.



oooo- Vous êtes beaux habillés comme ça. Nous lance-t-elle en souriant.
oooo- Merci, mais vous êtes sans doute la seule à penser ça.



ooooooooooooooooooJe finis mon paquet un sourire scotché aux lèvres. Finalement, si ce boulot peut faire sourire les gens, alors le costume n'est pas si mal que ça. Je décide de l'accompagner jusqu'à sa voiture et dépose le paquet dans son coffre.

•••

ooooooooooooooooooGeorg et moi venons de finir de manger, toujours habillés de ce superbe costume. Nous sommes allés dans le Mac Donald de la galerie marchande. Nous avons attiré tous les regards. Au début, j'avais honte, mais il faut avouer que c'est tout de même très drôle. L'animation Père Noël va bientôt commencer. D'autres lutins ont pris nos places à l'emballage des cadeaux. Je commence à m'agiter. Le Père Noël va arriver dans quelques instants. Georg me regarde bizarrement mais n'ose pas me poser de questions. De toute façon, il n'obtiendrait aucune réponse de ma part. L'agitation au loin attire mon attention. Je plisse les yeux pour stabiliser ma vue et c'est là que je l'aperçois enfin. Il marche d'un pas assuré vers l'estrade où nous nous trouvons. Son costume rouge est flamboyant. J'ai l'impression d'être dans un film, il arrive au ralenti avec une musique spéciale en fond. Ce n'est que lorsqu'il se plante devant nous que je réagis. Il nous salue brièvement et rejoint le photographe. Ce dernier nous indique que nous devons commencer en gardant le sourire. Etre le plus gentil possible pour attirer l'enfant. Je regarde le Père Noël s'installer. Il est gracieux, grand et fin. C'est le plus beau que je n'ai jamais vu. Peu importe son visage, je ne veux pas le voir. Seule compte son allure. Je sais très bien que l'être humain sous ce costume est on ne peut plus banal mais tant qu'il est recouvert de cet habit rouge, il sera mon beau Père Noël, mon fantasme rien qu'à moi.

•••

ooooooooooooooooooUne semaine, il ne reste plus qu'une semaine avant Noël. Plus le temps passe, plus la jalousie monte en moi. Et oui, je crève de jalousie à cause de ces sales bambins qui posent leurs fesses sur les genoux si parfaits de mon Père Noël. Certains se mettent à hurler de peur quand nous les déposons sur lui. Personnellement, je pourrais hurler si j'étais à leur place, mais certainement pas de peur, croyez-moi. Ils ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont ces petits merdeux. Bon sang, je les hais. Pourquoi auraient-ils plus le droit de l'approcher que moi ? Merde, plus ça va, plus j'ai envie de lui. Son corps m'attire indéniablement. Cependant, je fais tout pour l'éviter, je ne veux pas craquer, qui sait, il pourrait très mal réagir si je lui faisais des avances. Mais c'est dur, j'aimerais tellement en profiter moi aussi. C'est quand même mon fantasme, mince quoi.



oooo- Bill, t'es dans la lune.



ooooooooooooooooooJe me ressaisis vite et conduit le prochain gamin vers le Père Noël en lui chantonnant une petite chanson. En plus du costume ridicule, je dois aussi chanter des idioties. Qu'est ce que je ne ferai pas pour la Croix Rouge... Le gamin me regarde, prêt à se foutre de moi. Ce n'est pas le premier, et ça ne sera pas le dernier. Quand ils sont grands les gamins savent se foutre de vous et taper la où ça fait mal. Et celui la vient de me glisser que j'étais le plus moche de tous les lutins du monde entier. Garder le sourire, ne pas l'égorger sur place. Dire que ce petit va aller toucher le Père Noël, il va lui parler, lui monter dessus. Stop ! Ne pas faire de bêtises en présence d'enfants. Je le pose rapidement sur les genoux, sans trop approcher. Mais en levant la tête, mes yeux s'accrochent aux siens. Ils sont beaux, vraiment. Non pas par leur couleur, seulement par l'intensité qui s'en dégage. Mon Père Noël m'hypnotise totalement. Un toussotement me sort de ma rêverie me forçant à déconnecter nos yeux et rejoindre Georg.



oooo- Qu'est ce que tu as ?
oooo- Comment ça ?
oooo- Fais pas l'innocent. Tu es bizarre dès que ce mec s'approche de toi.
oooo- Il... Il est ... Bref, il est charmant.
oooo- Tu arrive à voir ça à travers le costume ?
oooo- C'est ce qui fait tout justement.




ooooooooooooooooooJe ne dis rien de plus et pars chercher un autre gosse. Même chemin que tous les jours, tous les après-midis, toutes les minutes. Cette fois je ne relèverai pas la tête, éviter soigneusement son regard.



oooo- Fais chier !
oooo- T'es jaloux des gosses qui touchent ton prince charmant ?
me demande Georg mi-intrigué mi-paniqué.
oooo- Ce n'est pas mon prince mais mon Père Noël.
oooo- Ton ? Hum. Pourquoi ne vas-tu pas lui parler ?
oooo- Je ne veux pas c'est tout.




ooooooooooooooooooJournée finie, enfin. Je cours en direction des vestiaires laissant Georg discuter avec son incompréhension. Je crois que je commence à le rendre dingue. Comme tous les soirs je rentre furieux chez moi. Je trouve ma mère dans la cuisine en compagnie de mon père.



oooo- Alors mon ange cette journée ?
oooo- Comme toutes les autres, nulle !
oooo- Mais tu ne t'es pas fait d'amis ?
oooo- Si, je t'en ai déjà parlé, il s'appelle Georg.




ooooooooooooooooooJe monte dans ma chambre et me jette sur mon lit. J'attrape un coussin et mords dedans, déversant contre lui toute ma colère. Putain, j'en ai marre. Je le veux. Je veux mon Père Noël. Je veux qu'il ne s'occupe que de moi, qu'il laisse ces petits cons de gosses et qu'il assouvisse tous mes désirs. Encore une fois, je pars dans mes délires, imaginant une scène d'amour entre lui et moi. Son costume à peine enlevé, me touchant avec sensualité et douceur. L'appel de ma mère pour passer à table me sort de ma transe. Un peu plus et je bandais comme un taureau. La honte pour aller manger.

•••

oooooooooooooooooo24 décembre, enfin, c'est mon dernier jour. Je vais pouvoir rentrer chez moi, ne plus voir ces horribles gamins et ce foutu costume de malheur. La fin de journée approche à grands pas, l'ambiance est détendue. Georg et moi rigolons en nous prenant en photo. Il ne m'a pas reposé de questions et c'est aussi bien. Comment expliquer que j'ai envie de me faire prendre par le Père Noël ? Déjà qu'il ne me trouve pas net, là, ça serait la catastrophe. Nous faisons les pitres devant l'objectif, finalement le costume nous laissera de bons souvenirs, je n'ai jamais autant rigolé de toute ma vie. Un peu d'autodérision ne fait jamais de mal. Je rigole encore plus quand Georg m'indique qu'il ne reste plus qu'une heure de travail. Il n'a pas arrêté de faire le décompte depuis ce matin, regardant l'heure dès qu'il le pouvait. Serait-il encore plus fou que moi ? Les gamins se font rares, les gens ont fini leurs courses, il ne reste que quelques pressés faisant des achats de dernière minute pour le repas du soir.



oooo- Hey, les lutins !



ooooooooooooooooooLe photographe nous fait de grands gestes pour nous dire de venir. Il nous propose de faire des photos en compagnie du Père Noël. Mes joues s'enflamment instantanément. Georg s'en donne à c½ur joie sautant sur les genoux de mon fantasme rouge. Pour ma part, je reste à une distance raisonnable. Ne pas tenter le diable et s'asseoir sur ses genoux, je sais que je ne pourrai pas me retenir. Ils rigolent comme des abrutis jusqu'à ce que Georg parte en courant prétextant qu'il est complètement en retard et qu'il doit aider sa mère pour le diner de ce soir. Moi aussi je devrais y aller, ma mère m'attend mais je ne peux pas. Je reste figé à côté de lui.



oooo- Alors, beau lutin, t'es trop timide pour venir sur mes genoux ?



ooooooooooooooooooMon dieu, je vais mourir. Je ne sais plus quoi faire. Je sens le rouge brûler mes joues et mes mains deviennent moites. Le photographe me pousse gentiment et je me retrouve finalement sur lui. Ses mains se posent sur mes hanches. C'est officiel, je suis mort, overdose de sensations fortes. Ses gestes me rendent fou, je voudrais tellement plus. Voilà, c'est foutu, je vais finir par bander. Je sens mon érection monter alors qu'il passe ses doigts sur ma peau. Je me lève précipitamment et cours vers le vestiaire, lançant la même excuse que Georg. Je rejoins mon casier et me débarrasse rapidement de ce costume me retrouvant en boxer. Le collant me compressait l'entre-jambe. Merde, je bande juste pour une caresse.



oooo- Putain, quel con !



ooooooooooooooooooJe veux qu'il continue, je veux ses mains sur moi encore. Je me tape la tête contre le casier. Ca ne calme absolument pas mon excitation mais va plutôt faire apparaitre une seconde bosse sur mon corps. J'ouvre violemment la porte du rangement et sors toutes mes affaires. Je fouille dans la poche avant de mon sac à dos et trouve mon préservatif rouge. Le préservatif pour mon fantasme. Je l'ai acheté dans un sex-shop pensant qu'il allait me porter bonheur. Putain que j'aimerai m'en servir avec lui. Je le pose sur l'étagère de mon casier et me baisse pour ramasser mon pantalon. Alors que j'allais l'enfiler, deux mains accrochent ma taille et m'attirent contre un corps. J'aperçois des manches rouges et blanches et manque de tourner de l'½il. Le Père Noël est entrain de presser son corps au mien. Je n'arrive pas à croire que c'est vrai. Une morsure réussit finalement à me convaincre que cette fois ci je ne rêve pas. Cette fois il est bel et bien là, rien que pour moi.



oooo- Tu me fais envie depuis le premier jour, murmure-t-il la voix cassée.



ooooooooooooooooooCette phrase me transporte. Je lui fais envie. Je fais envie à mon fantasme ! Que demander de mieux ? Je me laisse totalement aller contre lui. Ses mains se plaquent contre mon ventre nu et le caressent tendrement nous collant encore plus ensemble.



oooo- S'il te plait, n'enlève pas... le... costume.



ooooooooooooooooooUn « d'accord » lancé tellement bas que je ne sais même pas s'il l'a vraiment prononcé. Je sais seulement que ses mains se dirigent vers mon bas ventre, agrippant mon boxer. Le tissu tombe à terre rapidement. Sa bouche embrasse tendrement mon dos entre mes omoplates alors que qu'une de ses mains entoure mon sexe commençant de longs mouvements. Mes coups de bassins sont involontaires, je suis incapable de me contrôler. Son érection contre mes fesses me fait jubiler. Le Père Noël me touche moi et personne d'autre, il bande pour moi. Sa main libre attrape mon menton me fonçant à tourner la tête. Je ferme les yeux automatiquement, ne pas voir son visage. Ses lèvres s'écrasent contre les miennes. Le baiser devient vite brûlant contrastant avec le froid d'un piercing. Putain, le Père Noël avec un piercing. Je n'avais jamais imaginé ça, mais c'est foutrement sexy. Stoppant le baiser, il mord ma lèvre inférieure jusqu'au sang. Les doigts sur mon menton caressent ma blessure. Je les aspire dans ma bouche et les câline de ma langue. Ses mouvements sur mon sexe s'accélèrent, il est brutal sans l'être. Fort et doux à la fois. Il est parfait, encore mieux que dans mes rêves. Je suis sorti de mes pensées par ses doigts glissant le long de mon corps. Je ne m'étais même pas aperçu qu'il les avait retirés de ma bouche. Rapidement, il les passe entre mes fesses et en fait entrer un en moi. Je pousse un long gémissement alors que mon bassin part en avant répondant à cette agréable intrusion. Après quelques caresses, il me pénètre d'un autre doigt. Il les enfonce rapidement en moi. Je suis tellement excité que je n'ai presque pas mal. Mes chairs sont prêtes à subir bien plus, mon corps tout entier est prêt pour lui. Il arrête tout mouvement sur mon sexe et retire ses doigts. Je ne sens plus rien cependant je sais qu'il est encore là. Le froissement du tissu me prouve seulement qu'il vient de déboucler sa ceinture. Je vois sa main attraper le préservatif que j'avais posé dans mon casier tout à l'heure.



oooo- Rouge ? Ca va très bien avec mon costume.



ooooooooooooooooooIl jette l'emballage et se recolle à moi. Son corps m'avait presque manqué. Son sexe passe entre mes fesses, appuyant sur mon entrée. Doucement, il me pénètre étouffant un gémissement en mordant ma nuque. S'enfonçant jusqu'à ne plus pouvoir, il finit par presser fortement ses hanches contre mes fesses. Ses mains cherchent les miennes et les remontent pour les plaquer au mur de casiers. J'entame un mouvement lui montrant que j'en veux beaucoup plus. Il me suit posant ses mains sur mes hanches. Petit à petit il accélère, puis ralenti, et accélère encore. J'adore, non, j'aime à la folie. Ses mouvements deviennent brutaux contrastant avec ceux du début. Bon sang, sa façon de bouger est si agréable, si jouissive. J'aime ses ongles griffant ma peau, j'aime sous souffle près de mon oreille, sa langue câlinant mon lobe, son sexe entrant en moi à une vitesse folle. Je me retiens de gémir, mais c'est si dur. Comment contenir un tel plaisir. Une de ses mains se pose dans mon dos et presse dessus me forçant à cambrer les reins.



oooo- Plus... vite.



ooooooooooooooooooToujours plus vite, toujours plus fort. Ses à-coups deviennent irréguliers, son souffle plus saccadé. Un coup de rein plus fort et plus long que les autres sonne la fin des ébats. Il me plaque littéralement contre les casiers prolongeant son orgasme. Le froid du métal contraste avec ma peau brûlante. Alors que je ne m'y attends pas, il se retire précipitamment et me retourne. Sa bouche se retrouve vite sur mon pénis aspirant mon gland. Il m'en faut peu pour atteindre le Pôle Nord. Oui, mon septième ciel à moi est dans un endroit froid, là où il vit, lui, mon Père Noël. J'ai toujours les yeux fermés cherchant à stabiliser ma respiration. Putain, je viens de me faire sucer et prendre par le Père Noël. J'ai réalisé mon fantasme et c'était encore mieux que tout ce que j'aurais pu imaginer. Si je n'étais pas si fatigué, j'aurais entamé une danse de la victoire. Je me sens si bien, si épanoui. Je me laisse glisser le long des casiers froids. Je sais qu'il n'est plus là, le vestiaire est silencieux. Il a compris que je ne voulais rien savoir de plus, rien avoir de plus. Il est juste le Père Noël.

•••

ooooooooooooooooooJe cours comme un taré pour rentrer chez moi. Si ma mère ne m'avait pas appelé, je serais toujours assis dans les vestiaires, totalement nu. J'arrive vite chez moi et balance toutes mes affaires dans l'entrée avant de rejoindre mes parents dans la cuisine.



oooo- Enfin là ! Tu peux mettre la table mon chéri, les invités vont bientôt arriver.
oooo- Pas de problème mamounette.




ooooooooooooooooooMa mère me regarde bizarrement se demandant sans doute pourquoi je suis si heureux. Je sifflote tout en exécutant ma tâche. Une fois finie, je me précipite dans la salle de bain pour me préparer. Je n'ai pas pris de douche tout à l'heure, j'hésite encore. J'aimerai garder la trace de ses mains sur mon corps. Cependant, je me sens poisseux, alors une douche ne sera pas de trop. Et puis, même si je me lave, les souvenirs resteront intacts. J'entre dans la cabine au moment où la sonnette raisonne dans toute la maison. Les invités sont là mais je m'en contre-fiche.

•••

ooooooooooooooooooUne heure plus tard, je descends, fin prêt. Ma mère me fait les gros yeux mais je me contente de lui sourire. Rien n'entachera ma bonne humeur même pas ce repas qui promet d'être super ennuyeux. Je salue rapidement les personnes à table sans vraiment y faire attention. Je sais juste qu'ils sont quatre. Les parents et leurs deux fils d'à peu près mon âge dixit ma maman.

ooooooooooooooooooPlus le repas avance plus je m'évade revivant chaque instant de mon rêve éveillé. Je ne devrais pas trop y repenser mais je n'arrive pas à me contrôler. C'était si bon, si agréable. Je tends l'oreille alors que la conversation s'engage sur mon boulot au centre commercial. Ils rient tous de bon c½ur quand ma mère décrit mon costume de lutin.



oooo- Et toi Tom ? Ce costume de Père Noël t'allait comment ?
oooo- Comme un gant, mais celui de lutin était pas mal, Bill le portait vraiment très bien.




ooooooooooooooooooMes yeux s'écarquillent. Je me lève précipitamment alors que tout le monde rigole. Complètement paniqué je tombe à la renverse me prenant les pieds dans le tapis. Lui ? Ce mec, à qui je n'ai adressé aucun regard de toute la soirée, était mon Père Noël ? Mes yeux fixent un point au loin cherchant une explication logique à la chose. J'aperçois vaguement une silhouette s'approcher et une main se tendre vers moi. Je sors de ma torpeur et mes yeux s'accrochent aux siens. Comme une impression de déjà vu. Ses si beaux yeux sont bien ceux de mon Père Noël. La même intensité me frappe et me rappelle encore tout ce qu'on a vécu. Je le dévisage, il est beau. Je ne l'avais même pas remarqué pendant le repas. Tellement occupé à penser, penser à lui finalement. Il me sourit malicieusement. Bordel, j'avais dit qu'il était beau ? Nan, il est magnifique. Ses dreads s'éparpillent sur de fines épaules, ses longs cils battent régulièrement alors que sa langue fait bouger ce piercing qui m'a fait tant de bien.

ooooooooooooooooooIl m'aide à me relever, je ne peux que m'agripper à ses épaules manquant de tomber une nouvelle fois. J'entends vaguement nos parents dire qu'entre nous c'est le coup de foudre, « il en est même tombé par terre » renchérie mon paternel. Ils rigolent encore plus alors que je ronchonne tout haut.



oooo- Tu crois au coup de foudre toi ?



ooooooooooooooooooSa question me laisse pantois. Je n'y crois pas, non, mais ne pas y croire ne signifie pas forcément que ça ne peut pas arriver. J'ai flashé sur lui au centre commercial et je flashe encore sur lui maintenant. C'est ça le coup de foudre ? Je ne peux que rougir me sentant gêné et mis à nu par sa question. Lui, à l'air sûr, complètement confiant.



oooo- Je... Non, je n'y crois pas... pas vraiment.
oooo- Pas vraiment ? Ce qui veut dire ?
me lance-t-il un sourire en coin.
oooo- Les jeunes, venez manger le dessert, vous parlerez de votre mariage plus tard.


ooooooooooooooooooBon sang, qu'ils sont chiants. J'ai déjà assez honte comme ça, pourquoi en rajoutent-ils une couche supplémentaire ? Je traine les pieds jusqu'à la table et termine mon dessert la tête baissée vers mon assiette ignorant les rires des adultes. Je ne dis rien jusqu'à la fin du repas, restant plongé dans mes pensées. Je ne peux pas le laisser partir comme ça. Notre moment dans les vestiaires était si bon. C'est grâce à lui si j'ai réalisé mon fantasme et j'en veux encore, encore et encore. Je veux le sentir contre moi, sa peau glissant sur la mienne. Je veux qu'il me fasse l'amour en me regardant dans les yeux. Je le veux lui, tout simplement. Lui mon ancien Père Noël devient alors mon nouveau fantasme.



oooo- Nous allons y aller. Merci à vous pour cette soirée.



ooooooooooooooooooIls se lèvent tous. Merde, je dois réagir, et vite. Je les rejoins dans le hall d'entrée alors qu'ils enfilent leurs vestes. Je pose mon regard sur lui et constate qu'il ne m'a pas vu. Je dois attirer son attention sans paraitre ridicule. Quoi que, j'ai fait pire avec le costume de lutin.

oooo- Euh... Attends, tu... tu peux venir s'il te plait ?


ooooooooooooooooooIl lève les yeux vers moi et me sourit. Je ne connais même pas son prénom. Quel crétin fini. Ma mère l'a bien prononcé tout à l'heure mais je suis incapable de m'en rappeler. Il me suit dans le salon à l'abri des regards de nos familles. Il ferme la porte coulissante et s'immobilise face à moi, toujours ce même sourire charmeur collé aux lèvres. Son assurance me rend mal à l'aise. Je contemple ses baskets blanches tout en triturant mes doigts.



oooo- Avant, je n'y croyais pas au coup de foudre. Mais, je crois que j'ai changé d'avis. me lance-t-il
oooo- Moi... aussi.
oooo- Et puis, j'ai très envie de recommencer.
oooo- Moi...




ooooooooooooooooooIl ne me laisse ma finir ma phrase et attrape mon menton de ses doigts fins pour déposer ses lèvres contre ma bouche. Encore une impression de déjà vu sauf que cette fois le baiser n'est pas violent, il caresse mes lèvres des siennes avec une douceur infinie.



oooo- Au fait, je m'appelle Tom. Murmure-t-il collé à moi.
oooo- Tom... Tu, tu veux rester... avec moi ce soir ?
oooo- Evidemment, Bill.




ooooooooooooooooooSes lèvres rencontrent les miennes une nouvelle fois. Ses bras entourent ma taille me rapprochant encore plus de lui. Son corps m'attire une nouvelle fois. Cependant, c'est lui, lui seul qui m'attire et non pas un costume rouge. La porte grince et la voix de ma mère s'élève demandant si Tom reste avec nous ce soir. Nous répondons en c½ur « Evidemment » que oui.

•••

ooooooooooooooooooNous sommes dans ma chambre, collés l'un à l'autre sous les draps frais. Nos corps glissent l'un contre l'autre, se cognant avec force. Mes ongles s'enfoncent dans sa peau tout autant que son sexe en moi. Ses lèvres happent les miennes, ses dents grignotent chaque partie de peau qu'elles peuvent atteindre. Mon second fantasme se réalise, il me fait l'amour, me regardant dans les yeux et murmurant mon prénom à n'en plus finir. Plus ses coups de reins s'intensifient, plus je m'aperçois que ce fantasme est encore meilleur que le précédent. Le Père Noël est oublié, vite remplacé par Tom.
Mon beau Tom avec qui, je pense réaliser encore tout plein de fantasmes.



ooooooooooooLe Beau Tom est un fantasme.ooooooooooooooooooooooooooooojoo



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# Posté le mercredi 25 mars 2009 16:07

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 07:22